Quand je joue...

Un portrait inattendu de Brigitte Fontaine

Les deux artistes prennent l’es​pace qu’on leur offre, et elles le rem­plissent de mots et de musiques, de petits mor­ceaux d’elles​-mêmes. Elles se réunissent pour notre grand bon­heur, dans un moment unique et intime. Le texte est ryth­mé par l’ob​ses​sion de Bri­gitte Fon­taine : son désha­billé de soie, ses « frô­le­ments », ses « gonflements ».

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Il était un piano noir – Lecture musicale

Claude Fèvre à la lec­ture, Dora Mars à l’ac​com​pa​gne​ment musi­cal (pia­no, melo­di­ca, thé­ré­mine, voix), font revivre l’en​fant de la guerre, l’a​do​les​cente qui découvre avec exal­ta­tion le pia­no puis la chan­son, la femme qui chante, l’ar​tiste exi­geante et pas­sion­née qui se met à écrire ses mémoires pour mieux sup­por­ter le deuil de la scène…

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Suhubiette, une famille en or

Com­ment dire, com­ment faire quand on est par­tie pre­nante des soi­rées de clô­ture du Bijou auprès d’Her​vé Suhu­biette qu’il faut défi­ni­ti­ve­ment nom­mer « chef de cœur » ? Plus que jamais c’est l’oc​ca​sion de para­phra­ser Bar­ba­ra : oui, chan­ter c’est une « manière pri­vi­lé­giée d’al​ler vers les autres ». Her­vé Suhu­biette va vers les autres, par­tout, tout le temps !

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Bobin, Fèvre, Vivares, l’é​vi​dence d’un trio

Les deux musi­ciens entrent en scène et ouvrent par leurs accords la voie aux rimes si spé­ci­fiques de Nou­ga­ro, lus par la voix sin­gu­lière, souf­flée, presque rauque de Claude Fèvre (elle nous dira à la fin du concert qu’elle l’a​vait per­due il y a quelques jours…). « Il serait temps que l’homme s’aime »… « Assez ! » Le ton est don­né, le trio est en scène et nous embar­que­ra sans répit dans une insur­rec­tion poé­tique et musi­cale qui parle au cœur et au ventre.

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