Chez ta Mère

16eDétours de Chant, « les carcans vont sauter » !

L’as​so​cia​tion qui pré­side à la des­ti­née de ce fes­ti­val, ses prin­ci­paux acteurs, ne font déci­dé­ment rien comme tout le monde. Quand cer­tains cherchent à tout prix à dépla­cer des foules, de pré­fé­rence en été, en essayant d’at​ti​rer les grosses poin­tures des musiques actuelles – au risque de tout perdre- ils conti­nuent obs­ti­né­ment à pri­vi­lé­gier l’é​clec​tisme, les ren­dez-vous par­fois très inti­mistes au plein cœur de l’hi​ver. Ils misent avant tout sur les qua­li­tés d’un public curieux, intel­li­gent et sen­sible qui prend le risque de se lais­ser surprendre.

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Manu Galure, Imbert Imbert & Léo, C’est extra

Saluons d’a​bord la ren­contre de ces deux artistes. C’est une bien belle idée. Ils n’a​vaient jamais tra­vaillé ensemble. Les voi­ci liés par la visite d’une œuvre immense et dif­fi­cile. C’est avec leur uni­vers que cha­cun leur tour ils entre­ront dans celui de Léo Fer­ré. On recon­naî­tra en effet cha­cun dans leur choix.

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Chez ta mère, vite un coup de pouce !

Chez ta mère a besoin de cha­cun de nous, ama­teurs, acteurs de la Chan­son, de la culture qui ras­semble, de celle qui nous offre de res­ter vivants pour bou­cler son bud­get, à hau­teur de 10 % de l’in​ves​tis​se​ment glo­bal – sans aides, sans sub­ven­tions, il est bon de le pré­ci­ser !! … Pour tout savoir, c’est pas ici : 

https://​www​.hel​loas​so​.com/associations​/chez-ta-mere-cafe-associatif-scene-chanson​/collectes​/chez-ta-mere-un-nouveau-depart

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Camu, un jardin bleu dans l’o​céan

Mais bien enten­du, c’est à la mer, sa lumière, ses sono­ri­tés, ses odeurs, à la navi­ga­tion que les chan­sons empruntent sur­tout les plus élé­gantes cor­res­pon­dances. La chan­son Les goé­lands, « les goé­lands fous joyeux qui dan­saient », conti­nue de nous bou­le­ver­ser avec cette image de la mère res­tée sur le quai, « droite comme un i sans son point »… L’ac​cor​déon tour­billonne à la fin et achève sa danse folle dans une valse lente. 

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Lise Martin sur la corde sensible

Lise Mar­tin nous appa­raît aux côtés du gui­ta­riste Cyrille Aubert, che­veux courts – c’est tout nou­veau ! — dans une petite robe noire qui laisse appa­raître une épaule dénu­dée, note déli­ca­te­ment sen­suelle, chaus­sée de bottes fauves. Des pen­dants d’o​reille s’a​gitent sur son cou. L’en​semble lui des­sine une très jolie sil­houette de femme qui pour­rait bien nous en conter… Sa voix fre­donne d’a​bord pour enton­ner Der­rière le mur, une chan­son un brin mélan­co­lique. Comme une comp­tine qui ne fini­rait pas très bien.

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Lucien la Movaiz Graine, l’é​mo​tion à foison

Et c’est la réus­site de ce spec­tacle : Lucien la Movaiz Graine nous emmène donc dans son enfance à l’a​bri de sa cabane (mais ça dure si peu !) dans l’a​do​les​cence où il grif­fonne ses pre­miers vers – le cahier est authen­tique ! – dans sa rébel­lion pas seule­ment capil­laire et ses ren­contres des pau­més qui nous vaut une chan­son déchi­rante, presque dans les larmes. 

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Cabaret All’Ar​rab​bia​ta : voir rouge et rire jaune

Ce caba­ret All’Ar​rab​bia​ta, cette sauce savam­ment épi­cée, se situe dans cette tra­di­tion : inso­lent, féroce aux imbé­ciles, aux nan­tis, certes, mais sur­tout à cha­cun de nous si l’on veut bien y regar­der de près. C’est effrayant, révol­tant, cynique, scan­da­leux… et béné­fique. Le spec­tacle exor­cise nos plus tristes pen­chants. C’est là l’une de ses fonc­tions les plus nobles.

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